Édito futur-e-maison #24 La maison individuelle est, on le sait, l'habitat rêvé des Français. Et ce rêve de maison (ou cette maison de rêve, c'est selon) est de plus en plus vert. C'est en tout cas le principal enseignement de la dernière vague du Baromètre Union des Maisons Françaises-CSA, réalisée en mars dernier. En effet, pour illustrer leur vision de la maison " innovante ", les Français citent spontanément une dizaine d'innovations, toutes liées à l'écologie : recours à l'énergie solaire, maison écologique à l'usage, utilisation d'énergies renouvelables, isolation... Et quand on leur demande ce à quoi ils ne renonceraient pas dans leur projet de construction d'une maison en cas de restriction budgétaire, ils sont plus d'un tiers à citer la maîtrise de l'énergie. Viennent ensuite la superficie des pièces (25 %) et le recours aux matériaux environnementaux (17 %). Chose intéressante, dans leur refus de faire des concessions en matière de maîtrise de l'énergie, ce sont les petites communes de moins de 2 000 habitants qui se distinguent le plus ; elles sont 44 % à rejeter un compromis " énergétique ". Certainement parce que situées au coeur de la nature, donc plus sensibles à l'environnement. Ou serait-ce plutôt pour compenser justement le fait " d'être au coeur de la nature ", loin des villes, et donc dépendantes des transports fortement émetteurs de CO2 ? Car si la maison individuelle est le rêve des Français, elle ne fait pas toujours bon ménage avec un développement durable de nos territoires. Et ce n'est qu'en s'orientant vers un habitat plus dense, plus urbain, et donc moins impactant sur l'environnement que l'on pourra véritablement parler de compromis, sinon " énergétique ", du moins, " écologique ". Frédérique Imbs
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